Un réseau de communautés villageoises au patrimoine authentique, situées dans des paysages remarquables

 

Tous droits réservés, 1998 / 2012, l'Association des plus beaux villages du Québec.

Un site exceptionnel classé " Arrondissement naturel "

 

 

Il existe des lieux où la nature et l'homme s'unissent pour atteindre le grandiose et devenir source d'émerveillement pour les visiteurs et source d'inspiration pour les artistes.

 

Le village de Percé, grâce à un site exceptionnel où domine le « Rocher Percé », et à un patrimoine maritime important, est devenu au fil des ans une destination touristique reconnue et une inspiration pour nombre d'artistes.  Situé à la pointe de la péninsule de la Gaspésie (en langue micmaque, « gespeg » signifie « fin des terres »), face à l'océan, Percé fait partie d'un territoire qui fut fréquenté par les indiens de la nation micmaque et par les pêcheurs de baleines basques avant même que l'explorateur Jacques Cartier ne vint y implanter la présence française en 1534.

 

C'est vers 1672 que les premiers colons s'installèrent à la seigneurie de Percé, à l'instigation de Pierre Denys qui venait de l'acquérir.  Dès cette époque, des missionnaires récollets y établirent une mission saisonnière qui s'occupait aussi d'évangéliser les amérindiens Micmacs de la région.  En 1678, on y comptait cinq résidents permanents et deux missionnaires, mais en saison de pêche, près de 600 pêcheurs venaient s'y rassembler, sans compter les indiens venus faire du troc.  Cette affluence provoqua des désordres jusqu'à ce qu'en 1690, deux navires anglais camouflés en navires français s'emparent du village et rasent tous les bâtiments, incluant les chapelles, provoquant la fuite des habitants dans la forêt.

 

Ce n'est qu'après la conquête anglaise de 1760 que Percé reprit vie, avec l'installation d'un comptoir de pêche alimenté par des pêcheurs de toutes provenances : loyalistes américains, jersiais, irlandais, canadiens, gaspésiens, qui s'installèrent aussi sur l'Île Bonaventure.  Et c'est au début du 20ème siècle que le site accueillit ses premiers visiteurs d'agrément, ses premiers touristes, à l'aise financièrement, amateurs d'exotisme et fascinés par le Rocher Percé, notamment lorsqu'il s'enrobe d'une couche de brume en fin de journée avant de se dévoiler au regard, ou quand le soleil se lève à l'arrière de lui.  Avis aux lève-tôt… ils seront récompensés.

 

Ce fameux rocher de couleur ocre, vieux de 375 millions d'années, pèse quelque 5 millions de tonnes, et renferme des milliers de fossiles. Aussi haut que large, et long de 471 mètres, le Rocher Percé apparaît tel un immense vaisseau échoué près du rivage.  Il était percé de deux arches jusqu'à ce que l'une d'elles s'écroule en 1845 dans un fracas de tonnerre. 

 

Le village est niché dans un paysage côtier sculpté par les caps aux jolis noms (Pic de l'Aurore, Mont-Joli, les Trois-Sœurs), les falaises et les anses, entre la baie et le Mont Sainte-Anne (340 mètres).  Derrière la magnifique église Saint-Michel, des sentiers mènent aux belvédères du sommet du Mont Sainte-Anne, de la Grotte et de la Crevasse, d'où le regard s'émerveille devant toute la beauté du site.  Un peu plus loin, le Mont-Blanc offre également, du haut de ses 330 mètres, une vue imprenable sur la région.

 

La richesse des eaux environnant Percé attire nombre de mammifères marins; phoques et baleines sont fréquemment observés le long du littoral percéen.  Percé fut de tout temps un lieu prisé par des milliers d'oiseaux marins migrateurs qui affluent chaque printemps sur les parois rocheuses du Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé.  Parmi les quelque 250 000 oiseaux qui trouvent refuge sur les falaises de l'Île Bonaventure, on note la présence de quelque 120 000 fous de Bassan, faisant de cette île le premier plus important sanctuaire de fous de Bassan au monde.  Située à 3,5 km au large de Percé, l'Île Bonaventure forme un presque cercle d'une superficie de 5.8km2, et l'on peut en faire le tour en bateau ou encore par des sentiers champêtres. Plusieurs activités y sont proposées pendant la saison estivale.  Bien qu’inhabitée depuis 1970, on retrouve encore sur l'Île quelques vestiges de l'époque de la pêche à la morue, la maison LeBoutillier en est un bel exemple.  Pour le village de Percé tout comme pour l'Île Bonaventure, la pêche à la morue a longtemps été à la base de l'économie locale; de nos jours seule la pêche au homard se pratique encore dans la Baie de Percé.

 

De par son histoire, Percé offre un patrimoine bâti original :  on retrouve d'anciens bâtiments de pêche et de belles maisons ancestrales.  Le secteur historique Charles Robin, situé au cœur du village, comprend des bâtiments de pêche d'époque, comme la Neigère (où l'on entreposait la marchandise en été dans la neige entassée pendant l'hiver) et le Chafaud (devenu musée et centre d'interprétation).  Au fil des ans, une importante infrastructure touristique s'est développée tout autour de ces bâtiments à vocation patrimoniale.

 

À quelques kilomètres à l'ouest, le petit port typique de l'Anse-à-Beaufils, avec ses petits bateaux, sa Vieille Usine et son magasin général, offre des activités d'interprétation et d'animation aux abords d'une plage réputée pour ses agates et ses jaspes, dont la cueillette exige de la patience mais dont les enfants comme les adultes raffolent.

 

On peut aussi explorer les environs dans les chemins de l'arrière-pays (Val d'Espoir) ou du barachois de Malbaie (vers l'est) avec ses oiseaux et son immense plage.

Percé, c'est le coup de foudre assuré par le grand spectacle des forces de la nature et le patrimoine d'une communauté maritime originale.

Historique du village

 

 

 

 

 

M. Bruno Cloutier,

Maire de Percé

(Anse-à-Beaufils)