Un réseau de communautés villageoises au patrimoine authentique, situées dans des paysages remarquables

Dernière mise à jour:

2010-03-31

120, rue Saint-Joseph,

Deschambault-Grondines,

(Québec)

418-652-8150

Tous droits réservés, 1998 / 2009, l'Association des plus beaux villages du Québec.

Tous droits réservés, 1998 / 2009, l'Association des plus beaux villages du Québec.

La Perle du Fjord

 

 

À compléter...

 

 

 

 

Niché dans un repli des caps du fjord du Saguenay, à une quarantaine de kilomètres de Chicoutimi, le tout petit village de Sainte-Rose-du-Nord (409 habitants), qui s’appelait « La Descente-des-Femmes » jusqu’en 1942, se cache timidement dans le creux d’une petite vallée, à l’écart de la grand-route, entouré de montagnes et de caps qui offrent des panoramas exceptionnels et facilement accessibles.

 

Il faut aborder ce site fragile avec délicatesse et avec respect.

 

Trois anses principales composent ce village : l’Anse d’en Haut (ou Anse-à-Xavier), toute petite et occupée par quelques résidences; l’Anse Théophile où se trouve le noyau principal du village et le quai; l’Anse de la Descente-des-femmes (ou Anse d’en Bas). Trois autre sites de moindre importance gravitent aux environs : l’Anse-à-la-Mine, le Tableau et le Cap-à-l’Est. Le territoire municipal est incrusté en partie dans le parc du Saguenay.

 

Après un premier essai de développement forestier par la Société des 21, abandonné en 1838, trois familles viennent s’installer dans les trois anses principale en 1858. Elles y vivent en autarcie d’agriculture, d’élevage, de chasse et de pêche, dans un individualisme qui ne prend fin qu’au début du 20ème siècle. Lors de la crise économique de 1929, 31 familles viennent s’installer aux environs, et ce n’est qu’en 1937 qu’est ouverte une route difficilement praticable vers Chicoutimi. Jusqu’en 1931, le service religieux était accompli par des missionnaires qui arrivaient en voiture à cheval sur les glaces du fjord en hiver, et en goélette après la débâcle. Dans les années 1950, l’agriculture s’estompe au profit de l’exploitation forestière, avec la création d’une coopérative et l’installation d’une scierie non loin du village, alors que la villégiature commence à s’implanter sur le territoire. Ainsi s’explique la devise de Sainte-Rose-du-Nord : « Foi et ténacité ».

 

Aujourd’hui, Sainte-Rose-du-Nord, toujours discret, à l’écart de la route, a conservé son charme et son calme. On y descend tranquillement dans une vallée de prairies verdoyantes au milieu des montagnes boisées. Le patrimoine bâti n’y a pas l’ancienneté, le faste ou l’envergure que peuvent offrir les autres villages à cause de ses origines modestes et récentes, mais l’on sent que l’habitat y épouse la topographie et s’adapte aux replis du terrain accidenté, comme si les maisons y avaient été apportées par une avalanche venues des hauteurs, dans un petit désordre charmant et spontané.

 

Le noyau villageois s’étale entre les caps, en amont du quai qui donne accès au Saguenay et d’où l’on peut embarquer sur des bateaux de croisières-excursions ou des zodiacs pour une promenade dans le fjord, à moins que l’on ne préfère le kayak de mer. Depuis le quai, on a une belle vue sur le village et surtout on accède à un sentier qui grimpe sur le cap et offre plusieurs points de vue, tant sur le fjord que sur le village. En hiver, on peut pratiquer la « pêche blanche » ou pêche sous la glace à partir de petite cabanes posées sur le Saguenay gelé. La toute petite église de bois, construite en 1903, fut agrandie en 1915 et elle est décorée suivant la thématique de la forêt. Un original petit Musée de la Nature expose des éléments de la nature (loupes d’arbres, sculptures naturelles, animaux naturalisés etc.).

 

En prenant la rue des Pionniers, la rue de la Montagne ou celle des Artisans, on suit vers l’ouest une petite route qui grimpe en haut de la montagne. Rendu là, on accède aux sentiers du plateau qui mènent à deux belvédères après une quinzaine de minutes de marche. L’extraordinaire panorama que l’on y admire vaut largement le déplacement : à vos pieds, la vallée agricole, la route qui serpente, le village, l’enfilade des caps et le fjord du Saguenay sur des dizaines de kilomètres. En poursuivant la petite route, on redescend vers la petite Anse d’en Haut ou Anse-Théophile.

 

À partir de l’entrée du village, on peut aussi aller vers l’est par le Chemin de la Descente-des-Femmes qui conduit à l’anse du même nom. On raconte que trois indiennes, brouillées avec leurs maris et voulant rejoindre le village de Bersimis sur la côte nord du Saint-Laurent, sont venues jeter leur canot à l’eau à cet endroit, épuisées après deux jours de marche, évitant ainsi le trajet normal pour ne pas être rattrapées.

 

On peut aussi accéder au secteur de Tableau, accroché au bord du Saguenay, à quelques kilomètres à l’est par la route 172 vers Tadoussac. En allant vers Chicoutimi, la pourvoirie de Cap-au-Leste offre des chalets de bois avec vue sur le fjord et des activités d’aventure et d’écotourisme.


 

Historique du village