Un réseau de communautés villageoises au patrimoine authentique, situées dans des paysages remarquables
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Un village témoin de l'héritage huron-wendat
Ayant connu, suite à leur occupation de la région des Grands Lacs, plusieurs déplacements successifs dans la vallée du Saint-Laurent, les Hurons, aussi appelés Wendat ou Ouendat, occupent aujourd’hui une réserve située à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Québec, à l’est de la rivière Saint-Charles, à Wendake.
Suite aux menées des Iroquois, les Hurons quittent leur territoire natal et arrivent à Québec en 1650. En 1651, ils s’installent sur un site, partie du territoire actuel du village de Sainte-Pétronille. En 1656, ils se dispersent, certains allant à Sillery, puis à Beauport, puis à Notre-Dame-de-Foy et, finalement, à la fin du XVIIe siècle, à L’Ancienne-Lorette.
Au milieu du XVIIIe siècle, la communauté huronne a déjà adopté une bonne partie du mode de vie des Européens. 25 familles vivent dans des maisons dont la construction s’inspire des procédés traditionnels français : carrés de pièces sur pièces recouverts de planches, avec porte et fenêtres, et un poêle pour le chauffage et la cuisine. Les habitations qu’on observe aujourd’hui, d’influence nettement européenne, ne datent donc pas d’hier…
Aujourd’hui, la partie ancienne de Wendake (ou Vieux-Wendake), s’insère à l’étroit entre la piste cyclable au nord (ancien tracé de la Québec and Lake Saint John’s Railway, 1890), la rivière Saint-Charles à l’ouest, le parc de la Falaise au sud et la rue de la Falaise verte à l’est.
Contrairement aux anciens bourgs de la vallée du Saint-Laurent, où les maisons bordent la voie publique tout en lui faisant face, selon un système parcellaire planifié, en formant des alignements réguliers, l’occupation du territoire de Wendake relève plus d’un processus de formation spontané et dénote une vision très différente de l’organisation de l’espace. Il n’y a pas de modèle géométrique quelconque. Au lieu de faire face à la rue, les maisons, typiquement, sont toutes orientées vers le boulevard Bastien et font face à la cour arrière du voisin d’en face. Ainsi, le visiteur qui circule sur ces rues ne voit que le côté des maisons. Certaines rues sont sinueuses. Quant à la rue Chef-François-Gros-Louis, elle apparaît comme une simple voie de raccordement commode, dont la fonction est d’établir le lien entre plusieurs autres petites rues. Toute cette configuration d’origine, à la fois unique et culturellement surprenante, est très bien conservée aujourd’hui.
L’élément le plus fort du site est incontestablement la chute Kabir-Kouba, phénomène naturel sans doute important dans le choix originel du lieu par les Hurons. Elle a exercé, et exerce toujours une forte attraction auprès des visiteurs.
Le Vieux-Wendake confronte pour la première fois notre association à la reconnaissance des populations amérindiennes ayant occupé le territoire actuel du Québec avant l’arrivée des européens et de leur contribution au développement du territoire.
Aujourd’hui, le Vieux-Wendake est enserré dans un tissu urbain, prolongement de la grande agglomération de la ville de Québec. Sa délimitation spatiale peut donc nous apparaître peu évidente aujourd’hui.
La rivière Saint-Charles dévale avec fougue plusieurs paliers de formations rocheuses dans un décor naturel tourmenté. Depuis longtemps source d’inspiration pour des artistes reconnus comme J. P. Cockburn (1779-1847), William Henry Bartlett (1809-1854), Joseph Légaré (1795-1855), Cornelius Krieghoff (1815-1872), Théophile Hamel (1817-1870) et Charles Huot (1855-1930). Un sentier piétonnier permet d’admirer le site de près.